"Vint un temps où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux
que le risque d'éclore." Anaïs Nin
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lundi 20 octobre 2008

Yolande Moreau


Yolande Moreau et Séraphine
"Quelquefois, pendant le tournage, quand je sentais que le personnage m'échappait, qu'il me semblait que je "fabriquais "au lieu de "vivre", je lui parlais tout bas...je lui demandais de rester avec moi... Moi qui ne suis pas mystique, je me suis bien gardée de le dire aux autres... Le voyage en Séraphine était comme une quête de soi...de notre rapport au monde, à la nature, au divin..."

Yolande Moreau et "Quand la mer monte", vous vous souvenez?


IRÈNE est en tournée avec "SALE AFFAIRE", un "One Woman Show", dans le nord de la France.Elle rencontre DRIES, un "porteur de Géant"...C'est le début d'une histoire d'amour !Histoire d'amour, qui a d'étranges résonances avec le spectacle qu'elle joue sur scène...
"...Poussin et moi, 2003... BÉTHUNE...Une grande histoire d'amour qui commence...Et c'est ça qui est important...Le début des grandes histoires d'amour...La fin, on s'en fout !"(Extrait du spectacle de "SALE AFFAIRE")

Séraphine de Senlis

Quelle chance d'avoir des lacunes dans ses connaissances et de pouvoir après 60 ans faire encore et toujours des découvertes ! et voilà, je ne connaissais pas Séraphine, cette femme peintre, femme de ménage, qui vécut de 1864 au 11 Décembre 1942...Elle peint dit-elle pour obéir à un ordre de la Vierge Marie, une peinture sensuelle, forte, des fleurs, des arbres, des couleurs étonnantes. C'est Wilhem Udhe, le découvreur de Picasso, Braque, du Douanier Rousseau qui la fera connaître...
Yolande Moreau incarne dans le premier long métrage de Martin Provost, "Séraphine". Ulrich Tukur , est Wilhelm Uhde le collectionneur d’art qui découvre le talent de la jeune femme alors qu’elle est domestique à Senlis dans les années 1900.
Un film bouleversant, interprété de façon magistrale par Yolande Moreau...Quelle actrice, quelle femme ! je l'avais adorée dans le film "Que la mer monte"...

Avant de rejoindre la salle de cinéma, lisez ce livre de Françoise Cloarec. Psychanalyste et peintre elle est l'auteure d'une thèse en psychologie clinique intitulée "Séraphine de Senlis, un cas de peinture spontanée". Elle a été consultée par Martin Provost au moment de l'écriture du scénario de film...

Ce livre apporte en plus un témoignage sur les hôpitaux psychiatriques de l'époque...du temps où on les appelait des asiles...Comme l'asile de Clermont-de-l'Oise où meurt Séraphine....

mardi 4 décembre 2007

Lyse, l'enfant et le renard...

Je voulais vous donner envie d'aller au cinéma, pour "l'enfant et le renard"...mais je vous propose une autre aventure...vous allez cliquer sur l'image et vous vous envolerez alors pour une balade au pays de la fraîcheur et de la tendresse...celle qui a réalisé cette page est une jolie fée , douce et belle comme ses blogs...Elle s'appelle Lyse, et je suis fière d'être son amie...

dimanche 8 juillet 2007

cinéma...

Boxes,
film de et avec Jane Birkin


quelque part en Bretagne...une maison et partout des boites...des êtres qui surgissent du passé, du présent, parents, enfants, hommes aimés, simples relations, tous aimés, ou supportés...
une histoire de vie, une histoire de femmes, d'amoures, de morts, d'espoirs et désespoirs...
J'ai été frappée par une critique: "il faut bien connaitre la biographie de Jane Birkin pour suivre l'histoire"...
c'est faux, car c'est toute notre histoire à nous les femmes qui se déroule...j'ai ri, souri, et pleuré autant que ma voisine...nous n'étions que trois dans la salle...c'était bien ...comme si nous étions aussi dans la maison...
des actrices sublimes, des corps jeunes et superbes, vieux et décharnés...marqués de rides, cicatrices, taches, ces dentelles de vieillesse, ces fleurs de cimetière...une vieille femme demi-nue avec sa couche, si désemparée et bouleversante...Annie Girardot, se battant au propre comme au figuré contre cet ahlzeimer qui lui enlève sa mémoire... des petites touches, délicates, douloureuses, si vivantes, amoureuses...

et puis cette question...
"Ma, est-ce que je suis jolie, est-ce que je suis celle que tu avais espérée?"...
nous crevons toutes de l'entendre répondre oui, même si elle ment...
sommes-nous toutes prêtes à répondre oui, même si nous mentons...

merci Jane, merci...

lundi 2 juillet 2007

"Avril ", film de Gerald Eustache-Matthieu


Abandonnée à sa naissance sur les marches d’un couvent, Avril, a été recueillie et élevée par des religieuses. Alors qu’elle n’a que 20 ans, la mère supérieure la presse de prononcer ses vœux. Avril n’a rien connu d’autre que les quatre murs de la congrégation, cela inquiète l'une des sœurs, qui souhaiterait qu’elle ait plus de temps pour affirmer son choix … Cette même religieuse l’une des lui révéle qu’elle a un frère jumeau, qui lors de leur abandon, avait été confié à un orphelinat. Bouleversée, Avril ne peut se résoudre à s’engager dans une vie de silence et de contemplation sans ne rien savoir de son frère. Elle fuit le couvent à la rencontre d’un autre monde, d’autres règles, d’une autre vérité...
Ce film fut aimé et critiqué, on y trouva des clichés et de magnifiques images...Les commentaires sur les sites de cinéma me surprennent: histoire invraisemblable...
Mais très souvent pourquoi va-t-on au cinéma sinon pour s'émerveiller, entendre et voir des histoires que l'on ne pourrait voir et vivre dans la vraie vie...Lorsque je regarde Avril, je n'ai pas envie d'un documentaire...Et puis cette aisance à se mouvoir au sein d'une petite communauté très "nature" est très vraisemblable...le goût du soleil, de l'eau, de la caresse ne s'apprend pas...on la transmet à son enfant sans mots...qu'il est triste ce monde où l'on ne peut percevoir sans savoir, où le langage du corps est oublié...
Bien sûr la fin est un peu trop appuyée mais la beauté des corps, la façon de filmer l'art de peindre, l'émotion contenue fait tout oublier...
et Miou-Miou et Sophie Quinton sont tellement belles...